Wednesday, May 11, 2016

Homélie du mercredi, 11 mai 2016– Mercredi de la 7ième semaine du temps pascal

Lectures du jour: Actes des Apôtres 20:28-38, Psaume 68:29-30, 33-35a, 35bc-36ab; Jean 17:11b-19


Comment pouvons-nous comprendre ce qui est peut-être la plus grande tension dans nos lectures d’aujourd’hui : La tension d’être « dans le monde » et même de vivre et de réaliser notre ministère chrétien dans une petite partie du monde, mais sans, comme on dit, d’appartenir au monde?

Le livre des Actes des Apôtres nous donne l’exemple de Saint Paul, qui se prépare à quitter Éphèse pour n’y jamais revenir. Les chrétiens d’Éphèse sont attristés qu’ils ne verront pas encore « le visage » de Paul, qui avait sans doute réjoui d’une ministère fructueuse et de fortes amitiés parmi les Éphésiens. Ceux et celles parmi nous qui ont du déménager d’un endroit; d’une ministère à un autre comprennent peut-être mieux la tristesse entre Saint Paul et les Éphésiens. Moi aussi, j’ai du déjà quelques fois déménager d’une ministère; d’un apostolat de ma congrégation religieuse à un autre. Ces occasions de quitter des endroits et des personnes que j’aime ont toujours été des mélanges de joie et de tristesse. Mais, contrairement à Saint Paul, j’ai eu et j’aurai, et peut-être nous avons eu la chance de revenir visiter ou de travailler dans des endroits où nous servions avant.

Saint Paul, par contre, se prépare non seulement de quitter Éphèse, mais il se prépare à mourir; à un mort de martyr. Il quittera définitivement non seulement Éphèse mais il quittera ce monde pour le ciel.

Dans notre Évangile d’aujourd’hui de Saint Jean, Jésus aussi se prépare et prépare ses disciples pour sa passion, sa mort, sa résurrection, et son ascension que nous venons de célébrer il y a quelques jours. Bien sûr les disciples de Jésus, comme les Éphésiens écoutant le discours d’adieu de Saint Paul, sont attristés. Mais comment Jésus prépare-t-il ses disciples pour sa mort et son départ au ciel? Il leur prépare en priant pour eux, non qu’ils soient uniformes mais « qu’ils soient un » comme le Père, le Fils, et le Saint Esprit en sont un. Jésus prie que ses disciples soient; que nous soyons sanctifiés « dans la vérité »; dans la parole de Dieu qui est l’ultime vérité.

Et Jésus ne prie surtout pas que ces disciples soient retirés prématurément « du monde ».  Leur temps et notre temps viendra quand nous veillerons sur et nous prierons pour ce monde du ciel. Notre appel sera un jour de rejoindre à notre Seigneur Jésus en sanctifiant ce monde « en la vérité ». Notre appel sera un jour de le rejoindre plus amplement dans son projet de sauver le monde que, selon l’Évangile de Saint Jean, Dieu « a tant aimé ».

Pour l’instant, Jésus notre Dieu nous laisse dans ce monde. Ici nous aurons a vivre un mélange de joie et de tristesse; de bien et de mal; de succès et de faillite dans notre ministère chrétienne; à vivre dans un endroit et devoir laisser derrière nous des apostolats et des amis, pour qu’un jour nous puissions accéder ensemble à la plénitude de la promesse de Dieu, notre salut. Ensemble nous sommes « dans le monde » même si nous n’appartenons « pas au monde ». Ensemble nous prions que nous soyons tous « un », pour le bien de ce monde que Dieu aime tant et veut tant sauver.

Thursday, April 28, 2016

Homélie du jeudi, 28 avril 2016– Mémoire de St. Louis-Marie Grignion de Montfort

Lectures du jour: Actes des Apôtres 15:7-21, Psaume 96:1-2a, 2b-3, 10; Jean 15:9-11

Jeudi de la 5ième semaine du temps pascal

«Demeurez dans mon amour… que votre joie soit parfaite». Quel est donc le lien entre l’amour et la joie; entre l’amour et la joie «parfaite» que Jésus désire pour nous?

Nous sommes, je crois, dans un moment opportun dans l’Église pour nous poser cette question. Il y a quelques semaines, l’Exhortation apostolique post-synodale (c’est-à dire l’exhortation du pape aux fidèles après les deux réunions des évêques et d’autres observateurs au Vatican appelées «Synode sur la famille» en 2014 et 2015) Amoris laetitia a été publié. Amoris laetitia veut dire, bien sûr, «la joie de l’amour». Et le Pape François nous dit, dans la première phrase de ce long document: «La joie de l’amour qui est vécue dans les familles est aussi la joie de l’Église».

Je pense aussi que, sans trop dévier du point central de cette phrase du Pape François, nous pouvons dire que «la joie de l’amour… vécue» à travers la vocation propre à chacun et à chacune de nous, que ce soit en famille, en la vie célibataire consacrée, en la vie religieuse, ou en la vie ordonnée, est «la joie de l’amour ». Cette « joie de l’amour» est la «joie… parfaite» de notre Évangile que Jésus veut que nous vivons. Nous sommes tous appelés à l’amour et, avec l’amour, la joie.

En revanche, nous pouvons assez facilement dire que, si, il est bien possible pour nous d’aimer; de ressentir la joie en aimant, même en cette vie limitée, terrestre, mais pas parfaitement. Nous nous sommes dit peut-être que la perfection de l’amour; de la joie nous sera possible seulement au ciel et non ici sur terre, maintenant.

Mais ceci n’est pas le message de Jésus dans notre Évangile. Comment alors pouvons-nous vivre la volonté de Jésus pour nous, «que [notre] joie soit parfaite»? La perfection de notre joie dépend de la qualité avec laquelle nous demeurons, comme Jésus dit, dans son amour; dans l’amour de Dieu, l’amour et la joie parfaites. Vivre le «commandement» de Jésus de demeurer «dans [son] amour» ne veut pas dire que nous serons toujours contents. Prenant les paroles de Saint Thomas d’Aquin dans Amoris laetitia, le Pape François nous rappelle encore la différence entre la joie et le plaisir; entre le permanent et l’éphémère. Nous retrouvons la joie et donc l’amour, même en cette vie, à mesure que nous accompagnons à notre prochain à travers toutes les étapes de la vie: Dans les temps de plaisir, bien sûr, mais aussi quand nous ressentons de l’ennui; des doutes; la solitude; des souffrances.

Selon l’une de mes prières préférées de la communauté basilienne (ma congrégation religieuse) en Colombie en Amérique du Sud, laissons-nous davantage «réjouir avec ceux qui réjouissent, et pleurer avec ceux qui pleurent». En vivant ce service; cette compassion par amour gratuit envers notre prochain, nous demeurerons de plus en plus dans la joie que nous promet Jésus; une joie «parfaite» née d’un amour parfait.   

Wednesday, March 16, 2016

Homélie du mercredi, 16 mars 2016– de la férie

mercredi de la 5ième semaine de carême

Lectures du jour: Daniel 3:14-20, 91-92, 95; Cantique: Daniel 3: 52, 53, 54, 55, 56; Jean 8:31-42


«Alors vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous rendra libres». Ces paroles de Jésus de notre Évangile de Saint Jean semblent nous donner une réponse facile à la question: Qu’est-ce qui nous rend libres? Eh bien, «la vérité» nous rend «libres». Mais qu’est-ce que la vérité? Bien que Ponce Pilate, durant le procès romain de Jésus, posera cyniquement cette fameuse question, il n’est pas et ne sera pas le seul à la poser.

Qu’est-ce que la vérité? Qu’est-ce que la vérité qui nous libère? De quoi, pour quel but, ou, encore mieux, pour qui nous libère-t-elle la vérité dont Jésus parle? Ici nous nous retrouvons avec des questions moins faciles à lesquelles répondre que nous aurions peut-être pensés. Mais quand même notre Évangile nous donne quelques indices des réponses à ces questions. Jésus dit: «Si vous demeurez fidèles à ma parole, vous êtes vraiment mes disciples; alors vous connaîtrez la vérité»…

Donc la connaissance de la vérité est le don et aussi le fruit de notre fidélité à la parole du Christ; le don et le fruit d’être disciples du Christ. Mais n’est-il pas parfois plus facile pour nous de substituer ce qui n’est pas de Dieu dans nos vies, même si ces idoles se ressemblent souvent à ce qui est de Dieu; à ce qui est vrai. Notre Évangile d’aujourd’hui sur la vérité qui nous rend libres, malheureusement, me fait penser à des images que j’ai vues récemment prises par un avion sans pilote au-dessus du camp de concentration nazi Auschwitz pour un canal de télévision anglais. Il reste, au-dessus des portes d’entrée de ce camp et d’autres camps de concentration et d’extermination de cet époque, l’inscription allemande «Arbeit macht frei»: Le travail rend libre.

Nous savons que ce travail a conduit à la mort et non à la liberté pour des millions de personnes. Mais le mensonge que représente nos idoles d’aujourd’hui (non seulement le travail, ce qui peut être bon si ce ne devient pas lui-même un dieu), nos péchés, ce qui nous éloigne de Dieu et de la vérité, est bien plus subtil que le mensonge sur les portes d’Auschwitz mais peut tout de même être mortel à l’esprit humain. Avec chaque action égoïste, avec chaque manque de charité envers notre prochain, avec chaque manque de courtoisie dans notre discours public, avec chaque parole dite pour faire mal à quelqu’un ou à nous-mêmes, avec chaque séduction par le péché, nous nous éloignons de Dieu et de sa vérité et ceux-ci nous deviennent de moins en moins claires.

Mais quand même de nos jours nous connaissons des saints; des martyrs; celles et ceux qui reconnaissent la vérité de la vie et de la résurrection à travers la mort (et la mort de Jésus sur une croix!). Comment est-ce possible? Seulement par la miséricorde de Dieu, manifesté spécialement en notre célébration de carême et en l’Église et la réconciliation et ses autres sacrements, est-il possible de rester fidèles disciples du Christ; fidèles à la parole du Christ. Seulement par cette miséricorde de Dieu peut-on connaître et vivre l’ultime vérité. Et cette vérité, la miséricorde divine, nous rendra libres.

Friday, March 4, 2016

Homélie du vendredi, 4 mars 2016– de la férie

vendredi de la 3ième semaine de carême

Lectures du jour: Osée 14:2-10; Psaume 80 (81): 6c-8a, 8bc-9, 10-11ab, 14, 17; Marc 12:28b-34

Cette homélie a été donnée lors de la Messe d'ouverture (Messe avec l'équipe) du week-end Retrouvaille à Massabielle, France. Retrouvaille est un programme désigné à aider les couples dans des situations difficiles dans leurs mariages «à guérir et à renouveler leurs mariages».

Premièrement je souhaite la bienvenue d’avance à toutes et à tous que nous accueillerons commençant ce soir, celles et ceux qui assisteront courageusement à ce week-end Retrouvaille. De quoi s’agit-il un week-end Retrouvaille? Je me pose alors cette même question étant assez nouvellement initié au mouvement Retrouvaille. J’y suis impliqué depuis novembre seulement et, bien que je connais des confrères prêtres de ma congrégation religieuse, la Congrégation de Saint Basile, dite Basiliens, et d’autres amis ordonnés ou non associés avec Retrouvaille, mon initiation directe à Retrouvaille fut non dans mon propre pays Canada, mais ici en France.

De quoi donc s’agit-il un week-end Retrouvaille? Bien sûr, nous accompagnerons des couples qui seront ici pour «retrouver», comme implique le nom «Retrouvaille». Nous en connaissons probablement tous des couples  qui cherchent à retrouver ce qui a été perdu dans leurs mariages; dans leurs vies en couple: Le dialogue, la patience, le pardon, la joie, et même l’amour. Nous avons déjà peut-être cherché de nous retrouver au sein de nos propres mariages, en sachant que le mariage n’abolit jamais l’individu, femme et homme crées à l’image de Dieu, mais les rejoint en une chair pour réaliser ensemble un but commun à nous tous: Notre salut. Et puis nous sommes ici en cette Retrouvaille certainement pour s’entraider à retrouver Dieu, auteur de la vocation au mariage; auteur de notre salut.

Mais avant de pouvoir retrouver que ce soient les qualités perdues de nos mariages, nous-mêmes au sein de nos mariages, et même Dieu, nous sommes invités, surtout en ce week-end Retrouvaille et en ce temps de carême, a un approfondissement de notre discernement. Alors que sommes-nous invités à discerner?

Notre Évangile d’aujourd’hui nous donne un indice de ce que nous sommes invités à discerner toujours plus profondément. Selon Saint Marc, Jésus et le scribe qui lui met au défi se retrouvent d’accord à propos du «premier de tous les commandements»: «Le Seigneur notre Dieu est l’unique Seigneur. Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de tout ton esprit et de toute ta force». Ce premier commandement est lié à un second, puisqu’aimer Dieu est inséparable d’aimer notre prochain. Donc «tu aimeras ton prochain comme toi-même».

«Écoute… tu aimeras». Écouter et aimer: Ce sont les deux verbes les plus importants de notre Évangile; le test décisif de la qualité pratique de notre foi. Mais pour discerner comment nous écoutons et comment nous aimons, surtout dans la vie mariée, ne sommes-nous pas toutes et tous appelés à discerner nos défauts; nos péchés, quand nous n’avons pas écouté et aimé Dieu et notre prochain; notre épouse ou époux, comme Dieu nous demande?

Ce discernement de nos défauts d’écouter et d’aimer est sans doute difficile, même pénible. Ne sommes-nous pas par contre tentés de substituer des idoles à la place de Dieu et de l’amour de Dieu et de notre prochain, même dans le mariage? Le prophète Osée dans notre première lecture parle surtout de l’infidélité et de l’injustice, mais une idole est n’importe ce qui n’est pas de Dieu et ce qui ne nous conduit pas à mieux vivre notre dignité individuellement et en relation les uns avec les autres. Que sont quelques-unes de nos idoles aujourd’hui, surtout dans nos mariages; nos familles? Parmi nos idoles sont peut-être la colère; l’agression passive; le silence; le chantage affectif; l’impatience; la paresse; des commérages; des addictions non-traitées. Nos idoles sont moins souvent l’infidélité ou d’autres actions destructives flagrantes que des «petits maux» cumulatifs.

Un bon discernement, surtout en nos relations familiales, avec responsabilité mais sans honte ou désespoir, nous ouvre à la miséricorde entre nous-mêmes mais, de manière plus importante, de Dieu. Le discernement est alors un premier pas vers la guérison; vers le pardon; vers mieux écouter et mieux aimer; vers la retrouvaille.

Friday, January 22, 2016

Homélie du vendredi, 22 janvier 2016– de la férie

vendredi de la 2ième semaine du temps ordinaire

Lectures du jour: 1 Samuel 24:3-21; Psaume 56 (57): 2, 3-4ac, 6, 11; Marc 3:13-19


Mémoire facultative de Saint Vincent, diacre et martyr

Quel est l’intérêt pour nous du choix de Jésus de ses douze apôtres? Nous ne connaissons très peu de détails sur la plupart des apôtres de Jésus. Nous savons de notre Évangile que, bien que pour des raisons assez méconnues, certains d’entre les douze ont changé de noms ou ont acquis un deuxième nom: Simon devient Pierre, par exemple. Quelques apôtres de Jésus se reconnaissent par des surnoms, surtout s’ils avaient certains défauts de caractère: Donc Jacques et Jean sont surnommés «Boanerguès», ou «Fils de tonnerre». Un deuxième Simon s’appelle «le Zélote» (Était-il l’un des zélotes, mouvement politique de l’époque qui cherchait à chasser les Romains par la force d’Israël? Nous ne saurons peut-être jamais.) Judas Iscariote devient longuement «celui-là même qui le livra».

Mais à part de ces détails, nous ne connaissons peu sur les apôtres à partir du témoignage biblique. Qui étaient-ils? De telles questions peuvent inspirer des études théologiques, mais cette spéculation demeure peu intéressante pour celles et ceux parmi nous qui ne sont pas des théologiens.

Qu’en reste t-il à parler au sujet des apôtres qui nous serait peut-être intéressant? Moi, je suis attiré, même conforté, par quelques mots simples au début de notre Évangile d’aujourd’hui de Saint Marc. Celui-ci nous dit, avant même de nommer les douze apôtres de Jésus, qu’une fois que Jésus avait gravi la montagne, «il appela ceux qu’il voulait».

Cette phrase me fait rappeler de parmi les plus belles paroles du Pape Benoît XVI, dans son homélie pendant la première Messe de son pontificat en avril 2005. Benoît XVI nous dit: «Chacun de nous est voulu, chacun est aimé, chacun est nécessaire… Il n’y a rien de plus beau que de le connaître et de communiquer aux autres l’amitié avec» Jésus Christ.

Chacune et «chacun de nous est voulu» comme, il y a plus de deux mille ans, Jésus a choisi ses douze apôtres parmi «ceux qu’il voulait». Jésus n’a pas choisi des hommes parfaits pour être ses meilleurs amis; pour construire après lui son Église. Non, Jésus a choisi des personnes ordinaires ou même méconnues; des pécheurs ayant besoin de la miséricorde de Dieu; même certains avec de graves défauts.

Jésus nous choisit aujourd’hui, sœurs et frères, parce qu’il nous veut avec lui. Notre Seigneur Jésus veut que nous ayons avec lui l’amitié la plus intime. Parmi nous Jésus en choisit et en choisira des apôtres, des prophètes, des missionnaires, des fidèles, des personnes qui travailleront pour l’unité des chrétiens (ce que nous prions et nous célébrons cette semaine) et de l’humanité. Jésus en choisit et en choisira parmi nous des amis, des bien-aimé(e)s, des saints… Jésus nous choisit parmi ceux et celles qu’il aime et qu’il veut. Il n’y a rien de plus beau que cela.

Saturday, December 26, 2015

Homily for Sunday, 27 December 2015– The Holy Family of Jesus, Mary, and Joseph

Readings of the day: 1 Samuel 1:20-22, 24-28; Psalm 84:2-3, 5-6, 9-10; Colossians 3:12-21; Luke 2:41-52

This homily was given at Our Lady of Perpetual Help Parish, Sherwood Park, AB, Canada.

Are we not right to celebrate the Holy Family, Jesus, Mary, and Joseph, as a timeless model of family life? And yet for how many of us does the Holy Family seem like an unrealistic model for our families; our households here to take after?

I think of my own family members; of their gifts and acheivements. I think of all the ways in which being with my family, especially in this Christmas season, brings me great joy and even a sense of awe in their presence. My parents will celebrate forty years of marriage in May. Dad’s logical mind is in constant dialogue with his commitment to deepening his faith; his clear awe of God’s creation in dialogue with his love for science as a retired meterologist. Dad will often say how often he turns to me for the advice of a priest; as or more often, as independent as I can be, I turn to Dad for the advice of a father. Mom has the uncanny ability to discern the character of other people accurately and to bring calm, reason, and listening skills to any conversation. My sister and brother-in-law, both engineers, are two of the most talented mathematicians I know. They have given our family and our world the gift of two beautiful children, my niece and nephew. My brother is the easy-going one; reserved yet humorous, and he is your go-to person if you need your car windows replaced. I was born with neither the mechanically-inclined gene nor the math gene; my talents are elsewhere.

And yet, as far as I know, unlike in the Holy Family, nobody in my family or any of our families here is God. Just think of the disadvantage this would be if one of our family members were God made human! A cartoon of three couples of proud parents on donkeys on their way to Bethlehem circulates on the Internet at this time of year. Each of the donkeys displays a bumper sticker. The first says, “Our son is an honour student.” The second donkey’s bumper sticker reads, “Our son is in medical school.” And on the back of the third donkey, bearing a pregnant Mary with Joseph looking on, says, “Our Son is God”! Those on the other two donkeys scoff, “Well, if it isn’t Joseph and Mary”…

So it is probably fortunate for us that none of us have been tasked with raising the Son of God, as Mary and Joseph were. But for us to take after Jesus, Mary and Joseph in our lives of faith; in our households, our families, may be more realistic than we think. The Holy Family may have more in common with our families here now than we realize at first.

Our Gospel reading today ends with twelve-year-old Jesus returning home with Mary and Joseph to Nazareth, where Luke says he “increased in wisdom and in years, and in favour with God and human beings.” To their joy and relief, Mary and Joseph have just found Jesus safe and sound among the teachers in the Temple of Jerusalem after three days of searching for him in the crowded city during the Passover festival. Is it not a temptation for us, when we speak reverently of Mary and Joseph (as is right of us), to gloss over incidents like this in which Mary and Joseph are anxious, even frantic?  “Child, why have you treated us like this? Look, your father and I have been searching for you in great anxiety,” Mary says to Jesus.

Parents here, especially of teenagers or pre-teens: Might you be more likely to relate to Mary’s experience of anxiety than, for instance, those of us without children? At this age, children begin to assert their independence. They need the space to question and to listen as Jesus did in the Temple of Jerusalem; to discern their faith on their own terms; to build a peer group. This in itself does not mean they love you any less as parents. Teenagers and pre-teens: Please do not take this as permission from me to become lost for days at a time. Your parents will never stop worrying about you when you are not with them, even well into your adult years. And Luke’s Gospel does say that, when Jesus returned to Nazareth, he “was obedient to” Joseph and Mary. Here the Son of God models for us obedience. But if you ever become lost, few places are better in which to become lost than a temple or, in this case, a church. May our Church always be a place of welcome for you, young people; young families!

Might we be able to relate in still other ways to the experience of the Holy Family, Jesus, Mary, and Joseph? After Mary and Joseph find Jesus in the Temple, Joseph is not mentioned again in the Gospels. Joseph models for us the prayerful, silent love of a father. And Luke says of Mary that she “treasured all these things in her heart.” Even amid times of anxiety, of being unable to understand why Jesus “must be in [his] Father’s house”; of accompanying Jesus from manger to cross to resurrection to his sending forth of his Holy Spirit who gave birth to our Church, Mary models for us the contemplation; the pondering, treasuring heart of a mother. And so Mary is Mother of God. Mary is our mother.

Mary, Joseph, and Jesus together model for us the gift of attentively hearing; discerning the presence of God in our day-to-day experiences, in particular our experiences of family relationships. I imagine that few if any of us have the “perfect” family. Our families experience anxiety. Our families experience illnesses, even deaths. Our families experience physical distance among members. Our families experience conflict, sometimes to the point of division, stemming from our sin. And still God invites us; our families, through the example of the Holy Family, Jesus, Mary and Joseph, to be holy people; holy families ourselves.

And so how might we hear God’s invitation to us, as individuals; as households; as families, to holiness? How might we hear and discern God in our day-to-day experiences and relationships? Besides taking after Jesus, Mary, and Joseph, the most perfect model we have of family life, we might take up the example of Hannah and Samuel, mother-and-son of our reading today from 1 Samuel. The name “Samuel” is Hebrew for “God has heard.” Hannah recognizes that God has heard her prayer for a son. Her grateful response to God is to dedicate Samuel for life to God. “God has heard,” and so Hannah and eventually Samuel, through his mentor Eli, hear God. Hannah and Samuel model for us; for our families the gift of hearing God with gratitude. Their example in the Old Testament sets up for us that of Jesus, Mary, and Joseph in the New Testament.

And how else might we build holy families for our time? Prayerful gratitude is an essential, timeless value of holy families, says the Letter to the Colossians from which we hear this morning: “With gratitude in your hearts sing Psalms, hymns, and spiritual songs to God.” Jesus, Mary and Joseph; Hannah and Samuel prayed with gratitude to God. And God calls us, too, as families and as a Church, to pray with gratitude.

The Letter to the Colossians gives us a long list of other essential values of holy families: “Compassion, kindness, humility, meekness, and patience.” And when, in our weakness and sin, we fail to live up to our God-given holiness, Colossians invites us to forgive. Forgiveness (and our honest discernment of our need to be forgiven) is a must for holy families: “As the Lord has forgiven you, so you also must forgive.”

Forgiveness is the foundation of love. Forgiveness is the foundation of the “perfect harmony… peace” and “wisdom” to which God calls us through the Letter to the Colossians. Forgiveness is the foundation of unity in our families; our Church; our world. Forgiveness is so often the way to gratitude; to hearing the “Word of God” that dwells “in [us] richly.”

Forgiveness, harmony, peace, wisdom, and gratitude; compassion, kindness, humility, meekness, and patience: These are challenging but not unrealistic values that God asks us to treasure in our hearts and to live out among ourselves and within our families. We have the Holy Family, Jesus, Mary, and Joseph; Hannah and Samuel, and countless saints and holy families through the ages as models of these values on whom to draw. They, and we, the Church, make these gifts of holy families; of the Holy Family, real and active in our world here now, today, forever.

Thursday, December 24, 2015

Homily for Friday, 25 December 2015– Nativity of the Lord

Readings of the day (for Christmas Mass at Night): Isaiah 9:1-6; Psalm 96:1-2, 2-3, 11-12, 13; Titus 2:11-14; Luke 2:1-14

This homily was given at Our Lady of Perpetual Help Parish, Sherwood Park, AB, Canada.

From the prophet Isaiah we hear tonight [this morning]: “The people who walked in darkness have seen a great light; those who lived in a land of deep darkness‒ on them light has shone.” And from Luke’s Gospel we hear of shepherds, about to travel to Bethlehem to meet our newborn Saviour, Jesus Christ. These shepherds are “keeping watch over their flocks by night” when their night watch is interrupted by “an angel of the Lord” who announces Jesus’ birth in Bethlehem, “City of David.” Their night watch is interrupted by “the glory of the Lord” that shines “around them.” And we hear from Luke that these shepherds “were terrified” at this light breaking into the darkness surrounding them.

And yet is this not what our celebration of Christmas is all about: light breaking into; interrupting our darkness? Yet, unlike the shepherds outside Bethlehem on the night of Jesus’ birth or the people of Israel of Isaiah’s time, I imagine not many of us are terrified at light taking the place of darkness. In fact we celebrate it; we celebrate him, Jesus Christ, with a joyous song of thanksgiving: “Today is born our Saviour, Christ the Lord”… “A child has been born to us, a son given to us… He is named Wonderful Counsellor, Mighty God, Everlasting Father, Prince of Peace.”

We celebrate the Birth of “our Saviour, Christ the Lord,” in many ways. We celebrate by gathering together with family and friends. We celebrate by decorating our homes and often our workplaces and public spaces. We celebrate by exchanging gifts. Very importantly we celebrate by gathering here as a community of faith; a People of God to worship. Most of us here are anything but terrified.

But how many of us have experienced darkness as a reality deeper than physical, literal darkness? I think that here, in the centre of Alberta, we are somewhat privileged. We live far enough north to experience Christmas as near the shortest day of the year. I am now living and studying in Paris, France, and so on my way home to visit family here I have been keeping a close eye on the weather in the Edmonton area over the last few days, maybe like those shepherds near Bethlehem so many years ago, but for more selfish reasons: I wanted to be prepared for any extreme weather on my way here. Now, I expect cold weather in Alberta at this time of year. But in the corner of my computer screen, a reminder of the shortness of late December days here would stare me back in the face: Sunrise 8:50 am; sunset 4:15 pm. I love you, Alberta; even at your darkest and coldest you are my home; our home!

And still, amid not even seven and a half hours of sunlight each day this time of year, at Christmas we celebrate. The sun is unconquered by darkness. The unconquered Son of God, Jesus Christ, also promises to return. Christ promises once again to break into and interrupt our darkness, as he did more than two thousand years ago, to complete God’s work of our salvation at the end of time.

We celebrate, even though Christmas brings many of us face-to-face not with joy and light, but with our world’s darkness and, for some of us, the darkness in our families and among our loved ones and in our own experiences. Our world faces an unprecedented number of refugees and of people displaced within their own countries by violence and persecution: A record sixty million people worldwide who have been forced to flee their homes! More wars begin than end in our world today. The dignity of all human life; of creation is so often disregarded. This has led even the ever-joyful Pope Francis to lament recently that our world’s violence threatens to reduce our celebration of Christmas to a kind of charade!

But this does not need to be. Our celebration of Christmas, of Christ’s Nativity, has meaning if we renew here and now the Biblical call to welcome refugees and migrants; people who experience physical, mental, or spiritual illness; people who have lost family members or loved ones; people living in poverty; the unemployed; people with disabilities; people who are alone, without family or loved ones with whom to celebrate Christmas; people who are estranged from our Church... This parish, Our Lady of Perpetual Help, is a place where all these people are supported and given dignity. OLPH has sponsored refugee families. Through a wide variety of ministries OLPH supports the economically disadvantaged; the bereaved; those who are alone; those who are searching in their lives of faith. Here the heart of the Christmas message is lived out.

And our celebration of Christmas is meaningful as long as we do our best, knowing our imperfections; even our sin; our darkness, but also the light of God’s grace and mercy, “to live lives that are self-controlled, upright, and godly,” in St. Paul’s words to Titus. Our Christmas celebration finds meaning in our response to God’s call to welcome all who are on the same pilgrim’s path that we are all on, back to a manger scene in Bethlehem and forward to Christ’s return in glory.

Luke’s Gospel renews this call to us today by the simple remark that, when Jesus was born into our world, Mary and Joseph “laid him in a manger, because there was no place for them in the inn.” There was no place amid the darkness of our world for our Saviour. In fact our world would reject its Saviour. Life that began in a manger would be nailed to a cross, in the greatest act of darkness and sin ever known. Yet even death would not stop Jesus Christ, the Light of our world. The manger, a place beneath human dignity where animals fed, would be transformed into a place where our God entered our world in human flesh from the Virgin Mary’s womb. The cross, a place beneath human dignity where common criminals were publicly tortured and killed, would be transformed into a place where our God gave his very life to save us. Likewise, are we allowing our lives, our experiences of light, goodness, and peace but also of darkness and sin, any experiences we have that are beneath our human dignity, to be places into which Christ is welcome? Are our hearts the “inns” into which Christ enters to transform; to redeem us?

Sure, our lives; our hearts probably are not, even by some of our own standards, fit to welcome the King of the Universe; our God. Fear not! Jesus is not asking us for a five-star hotel. After all, he first entered our world “wrapped… in swaddling clothes,” lying “in a manger.” Even there, in the darkness and stench of a manger, Jesus brought light. Even there, Jesus brought peace. Even there, Jesus calmed the fears of the shepherds who left their flocks and fields at the invitation of an angel, an invitation that left them “terrified” at first, to welcome Jesus into our world. Even there, from a manger, Jesus brought heaven and earth, angels and all “people of good will” to joyful song, a song we still hear in our world today; a song we still hear from the beginning of today’s celebration of our Eucharist: “Glory to God in the highest”!

Glory to Jesus Christ, Light of our world! Do we dare to join in this song of joy? Is our song too much of an interruption; a breaking into our world’s violence, hostility, and darkness for it to bear? Are we in need from time to time for Jesus to interrupt our own darkness with his light; his mercy? Is Jesus Christ; is his Gospel proclaimed and authentically lived in ways that are “self-controlled, upright, and godly” a danger to the security and comfort of some who would prefer to bar his way into our countries; our public spaces; our hearts; our relationships; our lives?

Yes, but this has yet to stop God in Christ. If Jesus must, he will enter as he has already entered our world in the deepest of darkness to bring us God’s own light. This is why Isaiah proclaims so boldly that  “the people who walked in darkness have seen a great light”; that “those who lived in a land of deep darkness‒ on them light has shone.”

And this is why today, on this Christmas night [morning], we sing just as boldly as of old to welcome the Light that interrupts and breaks through our world’s darkness: “Today is born our Saviour, Christ the Lord”… “A child has been born to us, a son given to us… He is named Wonderful Counsellor, Mighty God, Everlasting Father, Prince of Peace.”